Centro di Interpretazione dell’Ecomuseo dell’Agro Pontino “Museo della Terra Pontina”: chiusura dal 13 al 24 agosto 2019

Si comunica che per motivi tecnici e riallestimento sale il Centro di Interpretazione dell’Ecomuseo dell’Agro Pontino “Museo della Terra Pontina” resterà chiuso al pubblico dal 13 al 24 agosto 2019.

Quelques questions à Hugues de Varine sur les écomusées, l’éducation et Paulo Freire (par Antonio Saccoccio)

Hugues de Varine è il padre e l’ideatore degli ecomusei, ed è da decenni impegnato nel promuovere lo sviluppo locale in numerosi paesi del mondo. Più volte è stato in Italia, ospite delle più importanti realtà ecomuseali.
Pubblichiamo qui di seguito l’intervista recentemente rilasciata da de Varine ad Antonio Saccoccio, direttore/coordinatore dell’Ecomuseo dell’Agro Pontino, che gli ha posto alcune domande relative all’importanza dell’aspetto educativo nel processo ecomuseale. De Varine ha recentemente sviluppato alcuni di questi temi durante il seminario organizzato da ICOM Europa e ICOM CECA à Fundão (Portogallo), in cui ha presentato una relazione intitolata “Le Musée Communautaire, agent d’éducation populaire”. Saccoccio è interessato soprattutto alle idee che de Varine ha ereditato dal pensiero pedagogico di Paulo Freire. Il dialogo intrapreso su questi temi con il museologo e agente di sviluppo francese è una tappa della ricerca portata avanti dal 2013 da Saccoccio, ricerca che coinvolgerà presto altri attori del mondo ecomuseale italiano e non.
Si pubblica l’intervista nella lingua in cui è stata condotta (francese). Seguirà una traduzione italiana.

(Antonio Saccoccio) Cher Hugues de Varine, je pense que l’aspect éducatif est fondamental dans le processus des écomusées. Vous en avez aussi parlé très souvent. En particulier, vous citez souvent la pensée pédagogique de Paulo Freire. Vous l’appelez “mon maître”. Quand et comment cette prédilection est-elle née?

(Hugues De Varine) Entre 1970 et 1974, j’ai participé à titre volontaire et militant à la création et au développement d’une ONG internationale d’initiative française appelée INODEP : Institut Œcuménique pour le Développement des Peuples, fondée par des missionnaires catholiques et protestants dans l’esprit de l’encyclique Populorum Progressio et de l’un de ses rédacteurs Louis-Joseph Lebret. Nous avons choisi comme président Paulo Freire, qui était à l’époque en exil en Europe et conseiller du Conseil Œcuménique des Eglises à Genève. Il a accepté et pendant les années suivantes, non seulement il a présidé formellement l’INODEP, mais en plus il nous a enseigné ses idées et ses méthodes. Et naturellement j’ai lu ses livres traduits en français. Il nous a aidés à concevoir les objectifs et les programmes de l’INODEP, en Amérique Latine, en Afrique et aussi en Asie. Puis, lorsque j’ai quitté l’ICOM que je dirigeais pour partir prendre un job en province, j’ai quitté l’INODEP où j’avais présidé l’association française qui gérait l’ensemble.

En 1972, lorsque je préparais la Table Ronde de Santiago, j’ai demandé à Paul Freire s’il accepterait d’être le principal intervenant de la réunion, ce qu’il a accepté. Mon idée état qu’il réfléchisse au musée comme il avait réfléchi à l’école. Mais le gouvernement dictatorial brésilien a mis son veto.  Puis, j’ai revu Paulo Freire une dernière fois, un peu longuement, chez lui, à São Paulo en 1992. Et depuis, ayant beaucoup travaillé au Brésil sur des projets communautaires et patrimoniaux, j’ai retrouvé ses idées qui sont là bas très souvent mises en pratique dans de nombreux domaines. Actuellement, plusieur masters ou thèses de muséologie sont en cours à partir des idées de Paulo Feire.

(A.S.) Vous avez appris de la pensée de Paulo Freire le concept de “culture vivante”. En particulier, avec Arlindo Stefani, un de disciples de Paulo Freire, vous avez élaboré une vaste utopie intitulée “culture vivante et développement”. Qu’est ce que c’est?

(H.d.V.) C’est une idée que nous avons eue, Arlindo et moi, en France à la fin des années 70, pour expérimenter des méthodes de développement local participatif, et que nous avons appliquée sur divers projets de terrain, notamment dans des foyers de travailleurs immigrés et dans l‘habitat social. Il s’agissait de partir de l’observation participative de la vie quotidienne, par les gens eux-mêmes, pour les amener à faire naître des propositions concrètes et de les appliquer eux-mêmes au niveau de leur vie quotidienne et des territoires. Ce que nous appellerions maintenant en portugais “capacitação” ou en anglais “empowerment”. Il s’agissait de faire prendre conscience du savoir de chacun dans une démarche collective ou mutualisée, pour ensuite prendre confiance dans sa capacité de résoudre des problèmes réels mais simples, puis progressivement aller vers la solution de problèmes de plus en plus complexes. C’est un processus long et lent, très exigeant en termes de confiance, de maîtrise du langage, avec très peu de moyens techniques et le plus souvent sans aucun soutien des autorités. C’est une utopie réaliste, car nous avons montré que ça marche, mais personne n’y croit parce que de nos jours il faut toujours aller plus vite et obtenir des résultats. Cela ressemble un peu à de l’homéopathie sociale.

(A.S.) Pour ceux qui s’occupent d’écomusées, il est très important de distinguer l’éducation bancaire de l’éducation libératrice. Pourquoi?

(H.d.V.) Le musée traditionnel, comme l’école, du primaire au supérieur, a pour but d’imposer des savoirs, avec des méthodes plus ou moins sophistiquées (dites “pédagogiques”), mais procédant toujours de haut en bas. C’est une manière d’assurer chez les visiteurs la (re)connaissance d’objets, d’œuvres, de documents, de traditions, de connaissances qui ont été choisis et définis par des savants, porteurs de disciplines académiques (histoire de l’art, histoire, archéologie, ethnologie, sciences de la terre, technologies, etc.). C’est pour la plupart des visiteurs une forme d’assimilation culturelle à la haute culture. Comme l’apprentissage de la lecture ou de l’écriture à l’école, c’est important pour assurer une sorte de minimum vital, mais la culture « générale » ainsi communiquée est essentiellement morte, sauf pour quelques pourcentages des visiteurs qui ont hérité ou acquis des codes et des clés, et qui ont le temps et les moyens de les faire fonctionner. D’ailleurs, les statistiques montrent que moins de 10% de la population ont accès à ces savoirs, ne serait-ce que parce que les autres n’en éprouvent pas le besoin. Restent les touristes qui constituent la grande masse des publics des musées et des sites historiques, mais c’est une autre histoire qui relève plutôt de la curiosité et des loisirs. C’est pourquoi on peut appeler cette muséologie “bancaire”: elle accumule des connaissances, des impressions et des émotions sur des “comptes culturels” individuels qui sont plus ou moins dormants. Seuls un très petit nombre de ces comptes vont produire (être créateurs ou créatifs).

Le musée libérateur (écomusée, musée communautaire, etc.) procède autrement. Il part de la condition des gens, dans leur communauté de vie et/ou de travail, sur leur territoire, de leurs savoirs, de leurs croyances, de leurs forces d’imagination, d’initiative, de coopération, pour produire du développement social, culturel, environnemental, économique. Le patrimoine n’est pas un objectif, mais un matériau, un outil, un capital que la communauté apprend à connaître, à apprécier pour ses diverses qualités, et à utiliser ou transformer, pour répondre à ses différents besoins, en collaborant à égalité avec les pouvoirs locaux. C’est toute la question de la subsidiarité. Je connais beaucoup d’écomusées italiens qui ont déjà obtenu des résultats remarquables en respectant, parfois sans le savoir mais spontanément, ce genre de méthodes.

(A.S.) Vous avez dit que le développement soutenable exige une participation consciente et informée des citoyens. Mais la démocratie représentative habitue les citoyens à déléguer et non à participer. Comment ce problème peut-il être résolu? Est-ce un problème politique ou éducatif pour vous?

(H.d.V.) C’est essentiellement politique et on le comprend mieux quand on regarde des musées réellement communautaires, comme en Amérique Latine, ou des musées autochtones / indigènes au Brésil ou au Canada. Il n’y a que deux façons de parvenir à un développement local soutenable, donc nécessairement participatif, c’est-à-dire à la co-décision : ou bien le pouvoir (local) accepte d’être partagé avec les forces vives de la population (la communauté) ; ou bien la communauté elle-même conquiert le droit de partager la décision par la négociation, la manifestation ou la sanction électorale. Le travail d’éducation vise à amener la population/communauté : (1) à devenir capable de penser par elle-même, à avoir confiance en soi, à s’approprier son patrimoine et (2) à prendre l’initiative et à s’affirmer comme sujets-acteurs-partenaires de son développement.

(A.S.) À propos des “musées réellement communautaires” d’Amérique Latine, en quoi sont-ils différents des écomusées européens?

(H.d.V.) Ce sont des initiatives prises par les communautés, souvent avec l’aide d’un facilitateur issu de la communauté, qui a été formé. Tu peux voir: Cuauhtémoc Camarena y Teresa Morales, Manual para la creación y desarrollo de Museos Comunitarios, Fundación Interamericana de Cultura y Desarrollo, 2009, La Paz (Bolivia).

(A.S.) En lisant vos textes et ceux de Paulo Freire, j’ai eu une idée que j’ose partager avec vous de manière simple (peut-être trop simple, presque un syllogisme). L’éducation dans les écoles est généralement “bancaire”. Ceux qui ont reçu une éducation bancaire ont tendance à proposer une muséologie bancaire. En Amérique Latine une certaine partie de la population ne s’est pas adaptée aux processus bancaires. Cela se produit-il parce que la scolarisation est moins répandue qu’en Europe? Ou peut-être à cause de conditions socio-économiques et politiques plus difficiles? Ou peut-être simplement grâce à des penseurs libertaires comme Freire qui ont proposé une éducation libératrice? Ou y a-t-il des raisons différentes?

(H.d.V.) Les musées communautaires, les musées indigènes ou autochtones, et aussi certains écomusées naissent dans les endroits où l’éducation formelle publique est peu développée (début du primaire) et surtout où les enjeux sont politiques: relations avec les pouvoirs centraux, problèmes de territoires, volonté de sauvegarder des formes culturelles ou cultuelles qui risquent d’être détruites par le “progrès”, etc. Pratiquement ce sont les mêmes populations qui ont fait l’objet des expériences de Paulo Freire avec les paysans du Nord-Est brésilien (Voir l’Education, Pratique de la Liberté). Ces musées sont donc des outils politiques.

(A.S.) Dans le chapitre “Connaissance du patrimoine” de votre livre “Les racines du futur”, vous nous invitez à réfléchir sur la “notion de complexité du patrimoine, reflet de la complexité de la communauté et de sa culture vivante”. Vous écrivez que “chaque élément du patrimoine est le fruit d’une alchimie longue qui implique des individus, leur environnement, des interactions avec d’autres individus et d’autres environnements, des influences extérieures”. Ce sont des déclarations d’un intérêt considérable, qui me rappellent la pensée du sociologue et théoricien de la complexité Edgar Morin. Même Morin est très intéressé par les questions d’éducation et il adopte aussi une perspective pluridisciplinaire.

(H.d.V.) Je n’ai presque jamais rien lu d’Edgar Morin, seulement quelques articles dans les journaux (je ne suis pas du tout cultivé et je n’ai pas de formation universitaire). Je réagis et j’écris sur mes observations et mes pratiques et je ne peux pas comparer mes idées avec celles des intellectuels. Certaines de mes phrases peuvent apparaître profondes, tant mieux, mais c’est involontaire…

(A.S.) Une dernière question. Dans vos essais et vos articles l’influence de la pensée de Freire est claire lorsque vous parlez de transformation, de changement. Lorsqu’un être humain est bien éduqué (conscientisé), il est prêt à transformer la réalité, pas seulement à essayer de la garder telle qu’elle est. C’est aussi un concept politique, n’est-ce pas?

(H.d.V.) Bien sûr. La réalité, comme le patrimoine, est en transformation constante. Le patrimoine « décrété » (les collections des musées, les monuments et les sites classés) est un trésor mais il est mort puisqu’on veut le conserver éternellement (?) pour sa valeur universelle (?). Le patrimoine vivant, comme la culture vivante, évolue avec nous, il est utile, il peut disparaître, servir à autre chose, changer de signification, même perdre son sens de patrimoine à la suite de changements dans les goûts et les besoins d’une nouvelle génération. Prendre soin du patrimoine, ce n’est pas seulement le conserver intact, c’est plutôt le faire servir.

03-05/08/2019

Hugues_de_Varine

 

Norbensis Festival 2019

Il Norbensis Festival festeggia questo mese il suo venticinquesimo anno di vita. Dal 1995 il festival del folklore porta a Norma danze e musiche tradizionali da tutto il mondo.  Organizzato dall’associazione Norbensis e curato da Fabio Massimo Filippi, membro dell’Ecomuseo dell’Agro Pontino. Con il patrocinio della Regione Lazio e del Comune di Norma. Dal 21 al 25 agosto, nelle vie e piazze del centro storico di Norma.

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Proverbi e meteorologia (dialetto normiciano)

Inutile sottolineare ancora quanta importanza avesse il tempo meteorologico ed il regolare andamento delle stagioni, ardentemente desiderato dalla società contadina che dipendeva quasi “in toto” da esso. I motti, le invocazioni per esso, qui si scatenano anche in forme “poetiche” a riprova che le maggiori energie e potenzialità umane si mettono in moto per le questioni di grande importanza.

Tramuntana comme trova lascia

La tramontana non determina cambiamenti nel tempo e nella campagna.

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Quando monte Lupone se n’cappa,
se vòj nun piove ‘ddumà nnu scappa.

Previsione meteorologica. Quando la cima del monte Lupone si copre di nubi, pioverà di certo, se non oggi, sicuramente domani.

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Se piove de i “quattro brillanti” piove pe quaranta giorni ‘nocontanti

I “quattro brillanti” è il 4 Aprile (aprilanti). Se piove quel giorno pioverà sicuramente altri 40 giorni. Previsione meteorologica come “A Santa Bibbiana, fa la quarantana”

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A la Cannelora
o fiocca, o piova,
o sole, o suréjo,
quarant’atri giorni d’immerno.
Rispose na vecchiaccia:
“N’è primavera se nun è Pasqua;
Pasqua nnu vè
se Primavera nun è!”

Meteorologia di fine inverno-inizio primavera. E’ comunque sempre la vecchiaia (anche se “accia”, peggiorativo) la sede della saggezza. Si capiscono i significati dei primi tre stati del tempo (fiocca, piova e sole), misterioso è il quarto: “suréjo” (che è il ramaiolo, una specie di mestolo, per bere dal “cuncone”) che forse vuole indicare l’acqua corrente dei torrenti e fossi per il disgelo.

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Quando tròna a Norma a Carpeneta è già piuvuto.

Significato letterale intuitivo. Il proverbio ha però un significato più generale. Si usa per dire che una cosa era già risaputa o facilmente prevedibile, molto prima che se ne avvertissero concreti segni premonitori. Assomiglia a “quando ju quajao zico canta, ju grosso è già cantato”.

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Se Febbraro nun febbrareccia, Marzo la male penza

Da Febbraio bisogna aspettarsi maltempo altrimenti, se esso verrà a Marzo, si romperà l’equilibrio stagionale. E’ come dire: “Ogni cosa a suo tempo” oppure “Ad ognuno il suo compito”.

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A Santa Bibbiana fa la quarantana

Altra previsione meteorologica, se piove il giorno di S. Bibbiana (2 Dicembre) pioverà per 40 giorni filati.

 

Giuseppe Onorati, La parlata normiciana. I proverbi, Ed. Domusculta di Norma, 2000.

La bazzoffia (preparazione)

Sezze e Priverno si contendono la superiorità dei broccoletti “strascinati”. L’eccellente qualità dei carciofi, l’originalità della “bazzoffia”. Ho assistito a questa simpatica discussione tra due amiche, una sezzese e l’altra privernate. “A voi sezzesi il merito della migliore zuppa di fagioli, ma a noi privernesi il privilegio della bazzoffia!”.

A chi dare ragione? La maggioranza propende per Priverno. Trascrivo la ricetta di questa minestra appetitosa nutriente e, dicono, anche afrodisiaca, così come mi è stata scritta dal Sig. Elio Testa (già commerciante in Latina).

“Tra i paesi dei monti Lepini ce n’è uno, Sezze, che ha pure una bellissima vallata piena di verde, dal nome Suso, la cui gente viveva anticamente della sua poca pastorizia e agricoltura. Le non poche tradizioni ci hanno fatto riscoprire nella sua povera cucina un tipico piatto somigliante a una zuppa di verdure dal nome “bazzoffia”. Oggi, come una volta, essa viene fatta in un periodo determinato dell’anno, quando si possono reperire dai campi e negli orti i vari ingredienti: cipolla, sedano, patate, bieta, spinaci, zucchine, fagioli, piselli e fave fresche, cardi, fiori e germogli teneri di zucca.
Le verdure tagliate grossolanamente sono messe in un cestino sotto l’acqua corrente per farle macerare per ore (il cestino si chiamava “canistriglio”). In un altri pitico recipiente modellato in roccia (pietra), ma anche di legno, chiamato “murtalo”, viene battuto l’aglio col rosmarino, con un apposito “pistoncino” di legno. La cottura delle verdure avviene in un recipiente di terracotta, la “pignatta”, ed inizia con l’imbionditura, nello strutto, di cipolla e sedano. Quando la base è pronta, si aggiunge il brodo in quantità necessaria (brodo ottenuto, a volte, anche con la carne di pecora). Dopo si aggiungono le verdure ben scolate. In un altro recipiente, svasato, di terracotta, con l’interno verde e bianco, si prepara il pane casareccio, raffermo, finemente affettato, su cui si versa, a cottura ultimata, il brodo bollente con le verdure. Prima di servire la bazzoffia, intorno al recipiente si infilano alcune forchette per tenere sollevato un panno detto “pannone”, che, a sua volta, ricopre la minestra. Dopo mezz’ora si serve la zuppa con la cipolla fresca a fette ed olive nere locali. Dimenticavo di dire che la bazzoffia prima di essere coperta con il “pannone” va cosparsa abbondantemente di pecorino grattugiato”.

[Adriana Vitali Veronese, Latina in cucina. Aromi e sapori antichi e nuovi, 1991]

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Passeggiando tra le antiche pietre: dall’isola di Eea alla villa di Tiberio

TIBERIO-2019

L’insediamento rurale in Agro Pontino: la trasformazione dagli anni Cinquanta agli anni Ottanta

Com’è noto, l’Agro Pontino è una delle aree dove più visibile risulta la “trasformazione rurale-urbana”. Esso, infatti, è stato investito da un processo di sviluppo economico che in cinquanta anni (ma soprattutto negli ultimi trenta) lo ha portato “dalla preistoria economica alla fase della post-industriale” (Fiumara, 1987). L’industrializzazione – che nelle infrastrutture della bonifica ha trovato uno dei fattori di localizzazione – è stata, indubbiamente, l’asse portante della crescita economica e del mutamento sociale, così come ora lo è lo sviluppo dei servizi e delle “nuove professioni”. Tuttavia, va sottolineato che l’Agro Pontino ha visto anche una non indifferente trasformazione dell’agricoltura verso forme più moderne e produttive.
Le vicende connesse a questi fenomeni non potevano non ripercuotersi sulle forme e sui modi dell’insediamento, coinvolgendo le costruzioni e le abitazioni rurali. Le prime conseguenze si avevano con l’espansione stessa dei centri urbani, che tra gli anni Cinquanta e Sessanta ha conglobato i poderi della fascia più prossima, con conseguente scomparsa delle costruzioni rurali o con la loro trasformazione in villini o in edifici urbani. Contemporaneamente, lo sviluppo dell’elettrificazione rurale portava all’eliminazione delle pompe a vento di cui erano dotati moltissimi poderi e che erano un elemento caratteristico del paesaggio rurale pontino. Ma la trasformazione dell’insediamento negli anni successivi subiva le conseguenze, oltre che dell’espansione urbana, anche della localizzazione degli impianti industriali e di altri e più complessi fattori tra loro coincidenti: la discesa al piano delle popolazioni dei centri collinari; l’estensione di insediamenti turistici nelle fasce costiere; il frazionamento ereditario e la moltiplicazione dei nuclei familiari; le immigrazioni; lo sviluppo di piccole aziende artigianali e commerciali; la motorizzazione individuale; la trasformazione delle produzioni agricole; ecc…
Nel corso del tempo ci si è venuti a trovare di fronte ad un’area nella quale si intrecciano tra loro in maniera complessa ed articolata pressoché tutti quei fenomeni che sono stati individuati come fattori della “deruralizzazione”, cioè della sottrazione all’uso agricolo di una gran parte del territorio ad esso prima destinato.
L’agricoltura pontina […] ha mantenuto – almeno a livello regionale – un buon grado di produttività e in taluni settori si è fortemente specializzata, talora integrandosi con alcune industrie alimentari. Ma questo dato economico si è accompagnato, soprattutto nell’ultimo quindicennio, ad una rilevante perdita di addetti, ad una sempre più consistente riduzione di superficie agraria e ad una notevole crescita del numero delle aziende. […]
In questa nuova situazione le costruzioni rurali delle bonifica e della colonizzazione  non sono più l’elemento tipico caratteristico del paesaggio dell’Agro Pontino. Affacciandosi, infatti, verso l’Agro da Norma, da Sermoneta o da Sezze si è colpiti dall’intensità di costruzioni che riempiono la pianura, tra le quali le case coloniche e le altre costruzioni rurali degli anni Venti e Trenta sono ormai in numero percentualmente decrescente rispetto ad una serie di nuove costruzioni standardizzate del genere villetta, villino o palazzina. Anche nell’Agro Pontino ci si imbatte, quindi, in uno di quei caratteri tipici della società rurale italiana contemporanea che Corrado Barberis ha definito “compagne senza agricoltura”, indicando zone rurali destinate ad insediamenti residenziali dove il terreno coltivato serve ad autoconsumo oppure dove l’attività dominante è quella turistica o quella di laboratori artigiani o di piccole aziende industriali e commerciali (Barberis, 1977).

[Antonio Parisella, “Costruzioni rurali in Agro Pontino”, in Architetture dell’Agro Pontino, L’argonautra, Latina 1988]